Aventure au Cœur de la Forêt Primaire du Taï
- EN BACKPAPER
- 18 juil. 2024
- 4 min de lecture
Le 16 juillet, nous avons quitté la ville de Man en Côte d'Ivoire pour nous lancer dans une aventure de trois jours au cœur de la forêt primaire du Taï. Après une longue piste de presque quatre heures, nous sommes enfin arrivés à destination.
Le village de Daobly
Le village de Daobly est le point de départ de notre aventure. Dès notre arrivée, nous avons été chaleureusement accueillis pour une visite guidée. Daobly est réputé pour sa production de cacao, l'une des plus importantes de la région, ainsi que pour l'hévéa, l'arbre à latex.
Nous avons d'abord rencontré le grand patron du cacao,
qui nous a invités à partager un thé et de la noix de coco fraîche en écoutant son histoire. Originaire du Burkina Faso, il a prospéré grâce à la culture du cacao et contribue activement à la vie du village. « Je gagne beaucoup d'argent avec la production de cacao, mais en retour, j'aide les villageois en prêtant de l'argent à ceux qui en ont besoin et en construisant des infrastructures comme cette école capable d'accueillir 1000 élèves », nous a-t-il raconté.
Nous avons appris que le cacao pousse en grappes sur les arbres et peut être récolté plusieurs fois par an, notamment pendant six mois. Le processus de séchage du cacao est minutieux : les fèves sont d'abord séchées sous bâche au soleil pour obtenir les grains de cacao que nous avons eu la chance de goûter.
Le chocolat brut est extrêmement amer !
Ensuite, nous avons pris la route pour rencontrer un producteur d'hévéa. En chemin, nous avons croisé un énorme scarabée,

Sur place, nous avons découvert le processus de production du latex. Les arbres d'hévéa sont incisés en spirale, permettant à la sève de s'écouler dans des tasses. La sève coagule avec le temps, formant des "boules" qui sont ensuite récupérées et stockées pour sécher.
L'odeur est extrêmement désagréable et la texture poisseuse. Une fois sèches, les boules de latex sont chargées dans des bennes de mobylette puis pesées avant d'être envoyées à l'usine.
Première Nuit au Village
Vu l'heure tardive, il était trop risqué de s'aventuré en forêt. Nous avons donc passé la nuit dans le village d'Éric, dans une case en terre avec un toit de paille, comme les habitants.
La douche était sommaire, juste un seau et une évacuation, et les toilettes, bien que basiques, avaient une cuvette. Sans électricité et avec une connexion limitée, nous étions déjà plongés dans l'aventure.
Nous avons passé la soirée autour d'une partie de tarot en attendant le dîner, qui a été servi vers 19h : riz et poulet en sauce.
Malgré la chaleur, nous avons rapidement trouvé le sommeil.
Lever aux Cris des Coqs
Réveillés par les cris des coqs, nous avons eu droit à un magnifique petit déjeuner avec deux sortes de beignets, des vermicelles, des omelettes, du pain, du thé et du café local servi dans de petits sachets.
Ensuite, nous avons pris la route pour l'éco-musée afin de recevoir les consignes avant notre entrée dans le parc et de nous procurer des bottes pour les passages boueux.
Marche vers le Camp
Un beau programme nous attendait pour les deux prochains jours. Nous avons commencé par une marche de près de 10 km, d'abord dans la forêt secondaire, puis dans la forêt primaire où se trouvait notre camp. Nous avons fait plusieurs pauses pour admirer la nature, bien que le port des sacs contenant nos affaires ait été éprouvant.
Pour ce faire nous étions accompagné de deux guides : Donald et Patrick
Arrivée au camp
À notre arrivée au camp, après avoir déjeuné, nous avons eu une heure de repos puis nous avons sommes partis exploré un circuit ethnobotanique.
Nous avons découvert le ficus, dont la reproduction est facilitée par les calaos, et dont les fruits sont essentiels pour les oiseaux et les singes. Ensuite, le kotoué, dont les fruits sont appréciés des chimpanzés et dispersés par les éléphants.

Le uapaca avec ses racines hors-sol . Le parfait refuge en cas d'attaque d'éléphants !

Le Lophira alata, ou arbre rouge, est reconnu pour sa solidité et utilisé autrefois pour les traverses de chemin de fer en Europe.

Et le Klaidoxagabonesis, avec ses lianes tombante.

Le soir, nous avons dégusté de l'ignam avec de jolis morceaux de bœuf dans une sauce épaisse. Un vrai régal ! Après le repas, nous nous sommes couchés dans notre tente pour nous réveiller le lendemain vers 6h30.
Exploration de la Forêt
Après un bon petit déjeuner, nous sommes partis explorer la forêt à la recherche des mangabey, de petits singes habitués à la présence humaine grâce aux éco-guides qui les suivent quotidiennement depuis trois ans. Les photos que nous avons prises illustrent parfaitement cette expérience unique.

Rencontre avec les Colobes Rouges
Après un crochet par le camp pour manger, nous sommes repartis à la recherche des colobes rouges, endémiques du parc et différents des colobes rouges gambiens. Nous avons commencé à les apercevoir très haut dans les arbres,
mais la pluie a malheureusement interrompu notre plan. Nous sommes donc rentrés précipitamment et avons passé le reste de l'après-midi à jouer à des jeux de société comme le wallet avec les éco-guides.
Retrouvez la suite de cette aventure demain dans la partie 2 !
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